Depuis que la crise sanitaire a éclaté, le masque est un nouvel objet du quotidien. Pouvant être porté seulement quelques heures de suite, il est très rapidement jeté, et trop souvent dans les rues. Le maire de Meudon, Denis LARGHERO a régi : elle est la première collectivité d’Ile-de-France à se lancer dans le recyclage des masques. ” en ça : “Le maire de Meudon, Denis LARGHERO, a réagi : Meudon est la première collectivité d’Ile-de-France à se lancer dans le recyclage des masques.

Le schéma mis en place par la commune est responsable et durable. La ville a installé 25 points de collecte à la disposition des habitants, en milieu scolaire et sur les marchés, pour récupérer des masques jetables – chirurgicaux ou FFP2 – et des masques en tissus. Une fois collectés, et après sept jours de quarantaine, les masques sont triés par l’association pour l’insertion et la réinsertion professionnelle et humaine des handicapés (ANRH), puis sont recyclés par la startup Plaxtil. Transformés en matériau composite, ils peuvent être réutilisés. Les masques sont alors transformés en équerres et en règles à destination des écoliers de la ville.

Ce modèle est une réussite, puisque, petit à petit, les habitants des villes voisines viennent y déposer leurs masques et la ville de Meudon prévoit d’augmenter le rythme de ses collectes. Cette initiative de terrain efficace, écologique et durable, séduit : les collectivités environnantes s’y intéressent, ainsi que la région elle-même, comme l’a rappelé Hervé MARSEILLE, Président du groupe UC du Sénat et Maire honoraire de Meudon. 

Il serait légitime de se demander pourquoi ce recyclage se fait à l’échelle communale, alors que la crise sanitaire est globale. La réponse est simple : il n’y a pas de filière à l’échelle nationale. Finalement, quand il s’agit des masques, il semblerait que tout se fasse à l’échelle des mairies – ou des préfectures. Une fois de plus, la crise sanitaire nous révèle le rôle indispensable des collectivités locales, saluées depuis le printemps dernier pour leur réactivité. Ce n’est qu’une preuve de plus du besoin de décentralisation dont témoigne notre pays et auquel l’UDI est entièrement dédiée.