Avortement en Europe : l’Union européenne avance
Valérie Devaux, Députée européenne, rapporteure du Fonds social européen + et Conseillère départementale de la Somme
Plus de 1,2 million d’Européens ont signé l’initiative citoyenne “Ma Voix, Mon Choix”. C’est un signal fort, car lorsqu’un million de signatures sont réunies, la Commission européenne est appelée à se prononcer et à apporter une réponse législative.
Ce que demande cette initiative est simple : permettre à des femmes qui ne peuvent avorter dans leur pays d’origine, parce que la loi l’interdit ou l’encadre de manière trop restrictive, de pouvoir le faire légalement et en toute sécurité dans un autre État membre volontaire, avec le soutien financier de l’Union européenne.
Au Parlement européen, le groupe Renew Europe, dont l’UDI fait partie, a impulsé ce combat et, en décembre dernier, une majorité d’eurodéputés a adopté une résolution invitant la Commission à donner suite à cette demande.
La semaine dernière, la Commission européenne a répondu aux attentes des citoyens. Elle a indiqué que les États membres volontaires peuvent mobiliser le Fonds social européen + (FSE+) pour soutenir l’accès à un avortement sûr et légal.
Les outils existent. Les financements existent. Maintenant, il appartient aux États membres de les activer.
En tant que rapporteure du groupe Renew Europe sur le FSE + pour les aspects liés aux droits des femmes, je veillerai à inscrire noir sur blanc le soutien financier de l’UE pour les femmes n’y ayant pas accès pour la prochaine période budgétaire (2028-2034).
Parce qu’aujourd’hui encore, trop de femmes en Europe sont contraintes de recourir à des avortements clandestins, au péril de leur santé et de leur dignité.
Pour l’UDI, parti historique de Simone Veil, le message est clair : l’avortement est un droit. Et lorsque ce droit est entravé dans un État membre, la solidarité européenne doit s’exprimer pleinement. Pour que toutes les femmes puissent avoir accès à un avortement sûr et légal.