Rixe et violences à La Baule

Isabelle Ménard, Conseillère municipale de La Baule (44)

 

Lors du week-end de la Pentecôte, la ville de La Baule-Escoublac, connue pour être un havre de paix, a malheureusement été touchée par une rixe qui a eu lieu près de l’avenue de Gaulle, axe très fréquenté.

 

La proximité géographique de villes comme Saint-Nazaire ou Nantes a fait que la fréquentation de notre commune a fortement augmenté lors de cette période et le comportement de certains a mis en insécurité les Baulois, les touristes et les commerçants.

 

La ville de La Baule est désormais une ville balnéaire à l’année. Notre population passe de 18 000 à 180 000 habitants lors de week-ends prolongés, d’épisodes climatiques favorables et pendant la saison estivale.

 

Face à cette montée de fréquentation extrêmement importante, entraînant une hausse inacceptable de la délinquance, il est urgent d’agir.

 

La sécurité est la priorité de notre municipalité et notre maire, Franck Louvrier, le rappelle, entre autres, à chaque Conseil Municipal.

 

Nous avons la chance d’avoir sur notre commune 36 agents à la police municipale et 10 recrutements en cours. Des investissements importants ont été mis en place (armement létal des policiers municipaux, développement d’un dispositif de vidéoprotection avec 293 caméras dotées de 477 prises de vues maillant l’ensemble du territoire), sans oublier la construction du nouvel Hôtel de police municipale près du commissariat de police.

 

Malheureusement, les violences de ce week-end sont telles qu’elles ne peuvent relever uniquement du champ de la police municipale, mais de la police nationale et qu’il faut parer à un manque en effectifs pour faire face à ces évènements.

 

Dès mardi 26 mai, notre Maire a adressé un courrier officiel au ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, lui demandant « la mise en place de renforts adaptés des forces de l’ordre de l’État à La Baule-Escoublac lors des grands week-ends et des périodes de forte affluence, selon une logique mieux ajustée à l’évolution désormais annuelle de la fréquentation de la commune. »