Bilan des événements climatiques de 2025 : une urgence toujours plus pressante

Éric Roux, Délégué national UDI chargé du pôle Écologie

 

Le réchauffement climatique de notre planète s’accentue dangereusement, comme le souligne un rapport de l’Observatoire européen Copernicus, qui vient de publier son bilan mondial des évènements climatiques marquants de l’année écoulée.

Ainsi, l’année 2025 entre même dans le trio des années les plus chaudes jamais enregistrées, confirmant une trajectoire d’un réchauffement de plus quatre degrés d’ici la fin du siècle.

 

L’institut Copernicus souligne même qu’ «en 2025 les températures de l’air à la surface de la Terre ont dépassé de 1,47° les niveaux préindustriels (1850-1900) » et que 120 records de températures mensuels ont été battus à travers le monde sur les 12 derniers mois.

 

Dans une période où les reculs environnementaux sont nombreux dans le monde, avec notamment la poussée des visions climatosceptiques un peu partout sur la planète avec un regain d’attraction pour les énergies fossiles.  Il convient de souligner que la forte augmentation du nombre et de la violence de phénomènes climatiques engendrant des catastrophes et des dégâts majeurs (canicules, incendies, inondations), tout particulièrement en Asie centrale, ne peut être constatée et décorrélée du phénomène de réchauffement climatique mondial.

 

Aussi, notre pays doit faire preuve de résilience et accentuer sa stratégie d’adaptation au réchauffement climatique. C’est le cas notamment à travers le 3e plan national d’adaptation au changement climatique publié en mars 2025. Ce plan a pour objectif de massifier les solutions et de créer un réflexe « adaptation » dans tous les pans de la société.

 

D’après le ministère de la Transition écologique, avec ce plan, toutes les politiques nationales et locales, toutes les entreprises, les normes, programmes d’aménagement, politiques sectorielles et aides publiques devront à terme prendre en compte le climat futur à ces niveaux de réchauffement : +2° en 2030 ; +2,7° en 2050 ; +4° en 2100, par rapport à l’ère industrielle.

 

Le changement climatique n’est plus une vue de l’esprit, une perspective lointaine, mais touche concrètement tous les territoires avec deux priorités pour les élus locaux, et notamment les élus UDI au fort ADN environnemental : atténuer le changement climatique et adapter nos territoires pour renforcer la résilience territoriale. Dans ce cadre il convient notamment d’identifier précisément leurs risques et vulnérabilités, développer des stratégies d’adaptation cohérente et ancrer la résilience dans la mise en œuvre de leurs aménagements et constructions.

 

Dans cette lutte contre le réchauffement climatique dans laquelle chaque degré compte, gageons que l’UDI, fort de son engagement en faveur de la protection de l’environnement et de son ancrage majeur et pragmatique dans les territoires, fera de la résilience un des axes majeurs de sa stratégie environnementale en favorisant la pédagogie et les actions de bon sens en associant les citoyens des villes et des territoires ruraux, sans jamais les opposer, mais en coconstruisant des leviers concrets pour préserver notre planète.