COP17 : «Restaurer les terres, restaurer l’espoir»
Christophe de Contenson, Vice-président du Conseil départemental de l’Allier et Secrétaire national UDI chargé de la Coopération et du codéveloppement
Dans le cadre de la coopération étroite qui nous unit à la Mongolie depuis 25 ans, l’Allier était officiellement invité par la « Team France” à participer à la 17e conférence des Parties de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification qui s’est tenue fin août à Oulan-Bator.
197 pays, 200 ONG et acteurs de la société civile, pendant dix jours, ont participé à des conférences qui ont dressé un état des lieux dénonçant la dégradation des sols sur plus 75% de la planète. Ils ont aussi rendu compte de projets nombreux et ambitieux pour lutter contre la désertification. Entre reforestation, restauration de zones humides, vertus du pastoralisme et nouveaux modèles agricoles, ces sujets ont fait écho plus que jamais à la violence du dérèglement climatique.
Les négociations pour une déclaration commune ont été âpres entre Russes, Américains, Chinois, chacun posant son veto par principe à tout ce qui pouvait aller à l’encontre de leurs intérêts. La remise en cause du multilatéralisme par les États-Unis a finalement conduit à reporter de très nombreux sujets à 2028.
Si espoir il y a, il est venu d’acteurs de terrain d’Afrique, d’Asie centrale ou d’Amérique latine, de certains États comme l’Ouzbékistan, le Kazakhstan, le Brésil et la Mongolie, tous extrêmement actifs quant à leur mobilisation pour engager leurs populations sur les grandes causes de cette COP, comme à faire naître à l’horizon 2040 leurs villes et capitales écoresponsables, de demain.
C’est dans ce cadre international que nous avons été invités par le gouverneur de la province d’Övörkhangai à présenter en une quinzaine de minutes la coopération de l’Allier avec cette région centrale de Mongolie (santé, handicap, jeunesse et nutrition, culture).
Avec le temps, nous avons affiné nos actions afin de faire émerger des projets et des services d’excellence dans les différents domaines d’intervention évoqués. Si l’on est en droit de s’interroger sur l’utilité de ces grandes messes fort coûteuses et au bilan carbone plus que négatif, elles restent vraiment porteuses d’espoir grâce à tous ces échanges et partages d’expériences entre acteurs de sociétés civiles engagés et très déterminés à laisser vraiment aux générations futures, un monde meilleur. Rassurant !