La résistance de l’économie française
Flavien Neuvy, Maire de Cébazat, Conseiller départemental du Puy-de-Dôme, Président de l’association des Maires du Puy-de-Dôme, Délégué national UDI chargé du pôle Économie et économiste
Sur le plan économique, l’année 2026 démarre de façon positive et l’on peut penser que la croissance en France sera supérieure à celle de 2025 (près de 1%).
Le consensus pour 2026 se situe à 1,4%. La levée de l’incertitude budgétaire et politique renforce ce scénario. Par ailleurs, l’activité économique de notre pays devrait bénéficier de l’accélération de la croissance en Allemagne (prévision de 1,6% en 2026 contre 0,4% en 2025) portée par le changement radical de politique budgétaire outre-Rhin.
Plusieurs indicateurs vont dans le sens d’une amélioration du contexte économique.
Le premier est très important et concerne le climat des affaires qui est mesuré par l’Insee. C’est un indicateur avancé de l’activité. La bonne nouvelle est qu’il se rapproche du niveau précédant la dissolution. Il a d’abord augmenté dans l’industrie (tiré par le rebond de la production aéronautique), mais, et c’est un point très important, il s’améliore désormais aussi dans les services, notamment les services aux entreprises.
Le deuxième indicateur positif concerne le marché du travail. Malgré une croissance très faible en 2024 et 2025, il reste étonnamment solide. Malgré des destructions d’emplois dans l’intérim ou la construction, l’emploi se révèle plus résilient que prévu. La hausse du taux de chômage reste limitée (7,7% au troisième trimestre (T3) de 2025, soit +0,3 point de pourcentage en comparaison entre 2024/2025) et le taux d’emploi (bien qu’en léger repli au T3) est proche des plus hauts historiques. C’est un indicateur clé pour la confiance des ménages.
Enfin, dernier point et non des moindres, la désinflation se poursuit.
L’année 2025 a été marquée par le reflux de l’inflation sous-jacente en deçà de 2%. La baisse des prix de l’électricité et du pétrole a permis un recul des prix de l’énergie. Les chiffres de janvier qui viennent d’être publiés sont encore plus spectaculaires : en rythme annuel, l’inflation a ralenti à 0,3 %, au plus bas depuis fin 2020. C’est bien entendu une excellente nouvelle pour le pouvoir d’achat des ménages, donc pour la consommation des ménages qui reste le moteur principal de notre économie.
L’année 2026 démarre de façon positive pour notre économie.